Construite au XIIIe siècle sur un étroit promontoire rocheux, la tour Chevaleau fut longtemps considérée comme une tour de garde ayant joué un rôle militaire, mais une étude récente montre que l’édifice était en réalité une résidence seigneuriale à la gloire du propriétaire.
La tour, seul bâtiment conservé, était associée à une basse cour située au nord et en contrebas.
Le premier niveau de l’édifice, surmonté d’une voûte sur croisée d’ogives, était une vaste salle d’apparat où sont encore visibles des traces de peintures murales.
Un escalier, ménagé dans l’épaisseur du mur nord, mène à la pièce unique de l’étage : les appartements privés. Ceux-ci étaient éclairés par deux baies géminées, possédaient une cheminée (comme la salle du rez-de-chaussée), ainsi que des latrines contenues dans une tourelle située à l’angle sud-est de la tour.
Très peu d’archives sont conservées sur la tour Chevaleau. Seuls, quelques écrits du XVIe siècle parlent des propriétaires de cette époque, notamment, vers 1588, d’un certain Yves Frangeul, dit le moineton, qui était valet de chambre de Catherine de Médicis.
Dès la guerre de Cent Ans, l’édifice est délabré. Il sera transformé ensuite en bâtiment agricole. Vers 1860, la tour était tronquée, le sommet de la partie nord s’étant effondrée ou ayant servi de carrière.
Un arrêté du 12 juin 1926 inscrit la tour à l’inventaire des monuments historiques ce qui en empêcha la démolition.
Récemment, la toiture à quatre pans a été restituée dans son état d’origine grâce aux nouveaux propriétaires qui souhaitent redonner vie à cet édifice.
[ date de publication : 06/2009 ]
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